Complications après transplantation


Impuissance sexuelle

L'expérience montre que la sexualité est un sujet complexe à aborder. Il est difficile d'en parler "sérieusement". La gêne, la peur du ridicule, les tabous font obstacles. Une mise au point, des examens font peur.

Plus de 40 % des transplantés éprouvent des difficultés d'ordre sexuel : impuissance pour certains, réduction de la libido pour d'autres.

Il peut y avoir des raisons médicales à ces difficultés comme la prise de bêtabloquants.

Il peut y avoir des raisons psychologiques qui bloquent tant le transplanté que le partenaire. La peur d'un accident, la peur de ne pas satisfaire, la peur... engendre la frustration, le non-désir, la frigidité ou l'impuissance.

Le rapport sexuel, du point de vue de l'intensité de l'effort et donc de ses répercussions sur le travail cardiaque, est un effort léger à modéré et donc sans risques chez un greffé en période stable.

Il faut retenir que la sexualité n'est pas affaire de performance. Il faut savoir que normalité ne signifie pas rapports quotidiens, hebdomadaires... normalité n'est pas affaire de fréquence ou de rythme. Il faut accepter aussi, qu'avec l'âge, les moments d'ardeur sont naturellement moins fréquents.

La sexualité est peut-être surtout une affaire de sentiments, de tendresse, de communication, de partage entre partenaires. Il faut dialoguer, manier l'humour, modifier ses expressions d'amour.

Si la sexualité pose problème, il faut savoir que c'est normal dans le cadre des événements que vous avez vécu, que vous vivez encore. Abordez le problème de front, parlez-en à une personne compétente, de votre choix.


Dernières modifications : 5 mars 2014