Une nouvelle étape technologique fondamentale sera franchie par la transmission transcutanée de l'énergie électrique nécessaire au fonctionnement des prothèses ventriculaires.
Alors que l'énergie nécessaire au fonctionnement des prothèses ventriculaires précédemment décrites provenait de batteries externes, reliées par des fils électriques nécessitant de traverser la peau, ces nouvelles prothèses ventriculaires sont alimentées par des piles implantées dans l'abdomen du patient.
Celles-ci sont rechargées en continu par ondes électromagnétiques à travers la peau, grâce à un chargeur porté à la ceinture. Ce procédé offre une plus grande autonomie aux personnes opérées, qui ne sont plus obligées de s'entourer en permanence de tout un appareillage encombrant. Plus besoin donc des tubes et câblages des prothèses ventriculaires précédemment décrites qui augmentent les risques d'infection.
Le LionHeart de la société Arrow et l'Abiocor de la société Abiomed illustrent ce progrès technologique : tous leurs composants sont implantés dans le patient.
Le premier est une prothèse ventriculaire gauche tandis que le second est une prothèse biventriculaire et mérite à ce titre le nom de cour artificiel totalement implantable.
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Le LionHeart développé par l'équipe de W. Pae est une prothèse ventriculaire gauche électromécanique, proche du Novacor ou du Thoratec Heartmate, proposée en alternative à la transplantation, dans une étude multicentrique européenne, aux insuffisants cardiaques sévères ayant des contre-indications à la transplantation : âge élevé, mais surtout pathologie risquant d'être aggravée par le traitement immunosuppresseur, tel que cancer récent de bon pronostic, maladie de système, etc.
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Abiocor, développé par ABIOMED (société basée à Danvers, Massachusetts, USA), fabriqué en titane et en plastique polyuréthane est équipé d'un moteur remarquablement silencieux. Il est composé de plusieurs unités : une dans le thorax, le cour lui-même d'un poids d'environ un kilogramme et qui comprend deux ventricules artificiels et leurs valves respectives, ainsi qu'un système de pompage hydraulique ; une batterie interne ; un boîtier de commande électronique implanté dans l'abdomen qui contrôle et surveille les fonctions cardiaques du patient.
Abiocor est également entré dans sa phase d'expérimentation clinique sur l'homme : la Food and Drug Administration (FDA) a donné en janvier 2002 l'autorisation de l'implanter.
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