La loi stipule que le prélèvement ne peut être pratiqué que sur une personne (le donneur) dont le décès a été constaté par trois médecins, indépendants de l’équipe de prélèvement et de transplantation et des médecins qui soignent le receveur.
Actuellement, le prélèvement d'organes sur patient décédé à cœur arrêté reste peu utilisé par la plupart des équipes de transplantation, les greffons ainsi prélevés étant de moins bonne qualité que les greffons prélevés sur patient décédé à cœur battant.
Ceci nous amène à distinguer la notion de mort cardio-respiratoire de la notion de mort cérébrale. Cette dernière date de la fin des années 60 et se substitue à l'ancienne notion de mort, liée à l'arrêt cardio-respiratoire irréversible. La mort cérébrale est définie comme l’arrêt total et irréversible des fonctions cérébrales, associé à la destruction de la totalité du cerveau.
Cette notion autorisera l'interruption des soins chez des patients comateux dont le devenir est irréversiblement compromis par la destruction extensive de leur système nerveux central et dont la "survie" est complètement dépendante de la ventilation mécanique (un tube introduit dans la trachée relie le patient à un appareil de respiration artificielle), en somme, chez des patients décédés, mais dont le cœur bat, d’où les troubles qu’éprouvent leurs proches. (Ce point est abordé dans le chapitre DONNER)
C’est à partir de là qu’apparaîtra la notion de "don" d’organes qui est encore discutée par certains philosophes. Peut-on parler de "don" lorsque le "donneur" est privé de ses fonctions cérébrales ? Est-ce que "donner" est réellement possible après la mort… ?
L’arrêt total et irréversible des fonctions cérébrales implique obligatoirement l’abolition totale et définitive des fonctions de la vie de relation (conscience, sensibilité, réflexes, etc.), mais aussi des fonctions de la vie végétative (respiration, battements cardiaques, circulation sanguine, etc.)
Le diagnostic de la mort cérébrale repose sur des critères très précis :
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