A l'unité de soins intensifs
Un patient décède ! Le diagnostic de mort cérébrale est posé.
Que faire ? Le diriger le plus rapidement possible à un Centre de Transplantations tout donneur d’organes potentiel !
En pratique
- Les trois médecins qui ont confirmé le diagnostic de la mort cérébrale mentionnent dans le dossier la date, l’heure du décès et la méthode de sa constatation. Ils signent ensuite le document.
- Le Registre National doit être consulté afin de s’assurer d’une absence d’opposition éventuelle du donneur potentiel...
- Le médecin qui soigne le donneur doit s’assurer de l’absence d’opposition de la famille proche, ou d’une opposition éventuellement exprimée du vivant du patient, à son conjoint, à sa famille, à un ami, au médecin traitant…
- En cas de mort suspecte ou d’origine inconnue, le Substitut du Procureur du Roi doit être consulté, soit par le médecin qui traite le donneur potentiel, soit par le coordinateur de transplantation (CT) local ou du centre de transplantation : il est indispensable de l’informer de l’intention de prélever les organes et/ou les tissus. Il pourrait en effet y avoir une opposition médico-légale (très rare) !
- En cas de mort violente, suspecte ou d’origine inconnue, le coordinateur de transplantation enverra au Substitut du Procureur du Roi, dans les huit jours qui suivent le décès, le protocole opératoire du prélèvement d’organes. Le protocole est rédigé par un des chirurgiens qui a fait le prélèvement.
- Le certificat de décès habituel doit être également rédigé, avec l’heure de décès qui est celle de la mort cérébrale : il accompagnera le donneur au quartier opératoire !
- Les actes seront consignés pendant 10 ans dans les archives de l’Hôpital. Des fonctionnaires médicaux ayant droit d’enquête permanente, peuvent s’y présenter à des fins de contrôle !
Le patient en état de mort cérébrale et donc "mort", est sujet à des perturbations respiratoires, hémodynamiques, thermiques et hormonales. Il existe souvent au départ un retard dans les apports hydriques, car la plupart de ces patients, ayant subi un traumatisme cérébral, ont reçu avant leur décès un traitement visant à diminuer la pression intracrânienne.
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