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INTRODUCTION

Les transplantations d’organes représentent une des plus extraordinaires aventures médicales de ce siècle. Les greffes ont permis aux chercheurs de faire un grand pas dans la lutte qu’ils mènent contre la mort. Mais le nombre de greffons transplantables reste encore insuffisant parce que le don d’organes n’est pas encore totalement entré dans les mœurs. Faire don de ses organes et/ou de tissus est une façon de poser un acte de solidarité à l’égard de ceux qui souffrent. Il est tellement facile de donner un peu de soi après sa mort !

Accepter ou refuser d’être donneur, c’est parler de sa mort : une question qui mérite d’être discutée en famille, sereinement, afin que chacun sache ce que l’autre désire. L’acceptation du don d’organes est étroitement liée à l’information. Il est important de répondre clairement aux questions posées et d’éliminer ainsi certains tabous et d’apaiser les craintes ressenties par le public.

Malheureusement, on ne peut prélever sur toutes les personnes décédées. Le prélèvement d’organes n’est possible, dans la majorité des cas, qu’en état de mort encéphalique, et en milieu hospitalier. De plus, toutes les personnes déclarées en mort cérébrale ne font pas toujours l’objet d’un prélèvement d’organes, et ce, pour diverses raisons ; objectives, comme la diminution des accidents mortels, les progrès techniques dans le domaine de la neurochirurgie, puis des raisons plus subjectives, comme les refus aux prélèvements des familles confrontées à la perte brutale d’un être cher.

Les affaires de trafic d’organes révélées par les médias font beaucoup de tort au don d’organes. Les trafics existent dans certains pays où la population n’a pas de quoi survivre… où l’on meurt dans la rue, de froid, de faim, de maladies. Comment comparer ces pays avec l’Occident riche et comblé ? Autres cultures, autres éthiques.

Nous devons surtout éviter que nos patients ne se rendent dans ces pays et favorisent ainsi un commerce illégal. L’unique solution se trouve chez nous : être conscient que nous sommes tous des donneurs potentiels. Et nous poser la question : "Si je venais à mourir soudainement, accepterais-je qu’on prélève mes organes et mes tissus ?" Chacun est libre d’y répondre en fonction de ses convictions, mais l’important est de le faire connaître et d’y réfléchir avant que le drame n’arrive ! Ensuite, nous rendre à la maison communale afin d’inscrire au registre national la décision prise ! Pour ou contre le don d’organes ? … et éviter ainsi à notre famille de prendre une décision pénible au moment d’un décès éventuel.

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