• RETOUR •

Donner

Les bienfaits

La plupart des familles qui refusent le prélèvement d’organes regrettent quelques jours plus tard leur geste négatif. Il faudra les déculpabiliser. Par contre, celles qui ont accepté que l’on prélève les organes de l’être aimé qu’elles ont perdu, ressentent plus tard leur acte comme utile et généreux ou dans certains cas comme prolongation de l’être aimé.

Elles ne regrettent pas ce "oui". Elles comprennent que leur sacrifice était un don de vie et cela confère à la mort un aspect moins négatif.

La mère de Pascal, France, qui a finalement accepté le don des organes de son fils au nom de la générosité de celui-ci, nous raconte :

J’ai ressenti le besoin de savoir si la vie continuait ailleurs. J’ai repris contact avec l’équipe de l’hôpital, notamment avec l’aumônier, dont les messages m’ont beaucoup aidée. Il m’a expliqué que plusieurs personnes vivaient avec les organes de Pascal. Oui, ils étaient plusieurs ! Oui, ils étaient vivants ! Oui, ils allaient bien ! Ces réponses m’ont apporté de la sérénité.

Et la maman de B., le petit garçon de trois ans :

Je souffrais tellement que je ne voulais pas que d’autres mamans souffrent autant. Si j’avais refusé, mon gamin serait mort pour « rien » alors qu’il a, en fait, grâce au don d’organes, sauvé cinq vies. Je sais aussi qu’une petite fille vit en Allemagne, avec le cœur de mon petit garçon ! S’il le savait, il serait content, il aimait tellement les petites filles.

Quelques mois plus tard, revoyant la coordinatrice, elle lui expliquera qu’elle voit la mort de son petit garçon et le don d’organe qui s’en est suivi, comme la volonté de Dieu qui lui avait permis de mettre un enfant au monde pour en sauver cinq autres. Quatre ans plus tard, le deuil faisant son chemin, elle annonçait à la même personne qu’elle avait enfin compris quelque chose de très important :

Pendant des années j’ai voulu rencontrer les autres mamans afin qu’elles me prêtent leurs enfants greffés pendant les week-ends. Je voulais connaître ces enfants. Aujourd’hui, tout cela est passé, car je sais que c’est moi qui garde le plus important : le contenu des cinq enveloppes que j’ai envoyées, il y a quatre ans un peu partout en Europe ! Le meilleur, je l’ai gardé dans mon cœur !

Dernière modification :

top