Avant-propos
L’exposé qui suit est destiné aux enseignants de morale, religion ou philosophie qui souhaitent sensibiliser leurs élèves à la complexe problématique du don d’organes. Il fournit au professeur les bases nécessaires à la compréhension globale des différents aspects que la question recouvre, appuyées par de nombreux témoignages. Il revient ensuite à chacun d’organiser selon son public et ses méthodes la dispensation de cette matière.
Dans une optique constructiviste, nous suggérerions de préalablement faire mettre à jour les "préconceptions" que les élèves entretiennent à propos du don d’organes. Cela permettra de mieux les détacher de leurs a priori, tout en les incitant à une réflexion personnelle et en éveillant leur curiosité. Pour ce faire, voici une série de questions autour desquelles il pourrait être intéressant d’ouvrir le débat :
- Selon vous, quelles seraient les meilleures lois concernant la possibilité ou non de prélever les organes d’une personne lors de sa mort ?
- A votre avis, pourquoi la notion de gratuité est-elle importante dans le don d’organes ?
- Pensez-vous que la demande d’organes en Belgique est souvent comblée ?
- A quelle fréquence évalueriez-vous le refus, de la part de la famille du défunt, qu’on lui prélève des organes ?
- Quelles peuvent être les différentes causes du refus des familles ?
- Peut-on considérer qu’une personne est décédée si son cœur peut encore battre grâce à des machines ?
- Selon vous, quels types de critères devraient régir l’ordre de priorité des demandeurs d’organes ?
- Au nom de quelles valeurs ces critères plutôt que d’autres ?
- Quand les familles sont-elles interrogées sur la permission de prélèvements ?
- Combien de temps possèdent-elles pour se décider ?
- Les greffés devraient-ils pouvoir rencontrer leur donneur ? Pourquoi ?
- Quel genre de sentiments peut toucher le greffé ?
- A partir de quel moment décide-t-on de mettre quelqu’un sur une liste d’attente de greffe ?
- …etc.
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