1987 1995 1998 2002 2005 (1) 2005 (2) 2006 2007
La phrase tombe comme un couperet.
Et comme si cela ne suffisait pas,
l’équipe médicale pense déjà au prélèvement d’organes.
Autoriser le prélèvement, c’est sauver des malades arrivés au stade terminal d’une maladie du foie, du cœur, du pancréas ou des poumons ; c’est aussi rendre une vie normale à des insuffisants rénaux ou à des personnes venant de perdre la vue.
Quand l'équipe médicale nous annonce son intention de prélever des organes (la Loi belge est fondée sur le principe du consentement présumé) notre première réaction est de croire qu'il reste un espoir. En effet, les fonctions cardiaques et respiratoires du donneur potentiel sont préservées artificiellement.
Or l'intention de prélèvement est exprimée seulement si la personne est en état de mort cérébrale, constatée, dit la loi, "par trois médecins à l'exclusion de ceux qui traitent le receveur ou qui effectueront le prélèvement ou la transplantation".
Autrement dit, TOUT, jusqu'à la dernière seconde aura été tenté pour sauver la personne décédée.
Les transplantations sont toujours des courses contre la montre. Les minutes gagnées ou perdues sont essentielles pour la réussite ou l’échec des greffes. En avoir parlé avant le décès permet de prendre position sans délai.
La difficulté du choix vient souvent de l’ignorance dans laquelle se trouvent les proches, de la volonté de la personne décédée. Cela s’ajoute à la douleur de voir disparaître un être aimé.
La Loi du 13 juin 1986 (parue au MB du 14 février 1987) est basée, nous l’avons vu, sur le principe du consentement présumé. Les proches au premier degré peuvent néanmoins s’opposer au prélèvement.
Les médecins qui vous soignent n’ont qu’une idée en tête, celle de vous sauver. Et ils y arrivent de plus en plus souvent.
Non. Le prélèvement d’organes, comme toute intervention chirurgicale, est pratiqué en salle d’opération. Le plus grand respect est accordé à la dépouille et, par après, les funérailles se déroulent selon vos désirs et ceux de votre famille.
Le diagnostic de mort cérébrale posé, tous les frais liés au prélèvement sont pris en charge par la mutuelle des receveurs.
Prenez position, dès à présent, pour ou contre le don d’organes, parlez-en à votre médecin traitant et communiquez votre décision à votre entourage.
D’une part, cela évitera aux vôtres la tension que provoque l’obligation de résoudre un problème auquel ils n’auraient pas été préparés.
D’autre part, la possibilité que vous leur offrez, de pouvoir répondre immédiatement à l’équipe de coordination, représente une chance de succès supplémentaire.
Et si c’est une réponse positive, quelle belle preuve de solidarité: un don après la mort, sans contrepartie matérielle, mais avec la satisfaction de savoir que la vie va reprendre pour une ou plusieurs personnes.
Les statistiques, au niveau européen, nous montrent que la Belgique se situe, pour le nombre de donneurs par million d’habitants, dans le peloton de tête, juste derrière l’Espagne et l’Autriche.
Cette campagne a été réalisée par les associations sans but lucratif :
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Association Nationale des Greffés Cardiaques (ANGC) |
| Fondation pour la Chirurgie Cardiaque (FCC) | |
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Association Belge du Don d'Organes et de Tissus (ABDOT) |
et avec l'aide des sponsors suivants :
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